Problèmes d’argent dans la famille Divion : les Divion vendent le château du Gonois. En 1683, les Divion réclament devant le conseil d’Artois la part de l’héritage de Guillaume de Montmorency qui revenait à leur mère Ursule Amalberge de Montmorency.

vente du château du Gonois

Le 30 août 1672, Charles François de Divion fait rapport et dénombrement de la terre de Gonois (à Corbehem) à Jean de Wattier, chevalier, seigneur d’Evin, Lassus, Foncqvillers et Brebière. Dans cet acte il est dit que la « seigneurie d’Augonnois, nommée anciennement le marais « Wagon, lui est échue par la mort de son père et se compose d’un château, basse-cour, donjon, fossés, eaux battant à l’entour, avec un bosquet et un grand pré. ». Son frère Robert Ignace de Divion demeure au château du Gonois en 1683 et 1684. Le bien sera saisi en 1684 sur feu le baron de Bayenghem Charles François de Divion et vendu le 14 octobre 1684 à Pierre-Ferdinand de Beaumaretz, Sr de Marcotte, avocat au Conseil de Tournai et Barbe-Reine Franqueville sa femme.

procès pour la succession de Guillaume de Montmorency

En 1683, Robert Ignace de Divion et sa soeur Marie de Divion réclament devant le conseil d’Artois, leur part de l’héritage de Guillaume de Montmorency et de Marie de Montoye, part qui revenait à leur mère Ursule Amalberge de Montmorency, maintenant décédée.

document du 4 janvier 1684                     (archives de Douai, FF285)
Messire Robert-Ignace de Divion, chevalier, seigneur de Beausart, Bayenghem, etc…, demeurant au chasteau d’Augonois, et Damelle Marie-George de Divion, sa soeur à marier, demte au château de Wagnonville
signatures:                 illétré               Robert Ignas de Divion                    Marie George de Divion


Pour toucher de Monsieur de Montmorency les six mois échus au Noël dernier des deux tiers de la rente de 1250 liv. par an qu’il a été condamné de leur payer par sentence du Conseil d’Artois du 22 décembre dernier.
Comme aussi les cours à échoir.
– 8 janvier. Messire Guillaume de Montmorency, chr, seigneur de Roullers
– Les frère et soeur, héritiers fideicommissaire de Messire Guillaume de Montmorency, chevalier, seigneur de Neuville, etc… et de dame Marie de Montoye, son épouse, demandeurs par requête du 27 septembre 1683, contre le seigneur de Montmorency, fils aîné et héritier desdits.
Testaments de ses dits père et mère du 10 décembre 1636, réglant la part que devaient avoir leurs quatre filles à 1000 livres de rente, accrue jusqu’à 1250, à cause de la mort de la dame de Bussière, l’une des filles.
Dame Ursule-Amalbergue de Montmorency, mère des demandeurs, l’une des filles, est décédée depuis six mois, laissant trois enfants: le baron de Bayenghem, à présent défunt, représenté par ses enfants, et les demandeurs, pour leur servir d’entretien et aliments, ne possédant aucun autre bien.
La dame de Choisel, qui a une pareille rente, a obtenu sentence de la cour du 26 juillet 1683.
Testaments de ses dits père et mère du 10 décembre 1636, réglant la part que devaient avoir leurs quatre filles à 1000 livres de rente, accrue jusqu’à 1250, à cause de la mort de la dame de Bussière, l’une des filles.

 

sources

Notices généalogiques tournaisiennes, tome I (P-A. du Chastel de la Howardries-Neuvireuil), 1881
Armorial général et nobiliaire français (Hubert Lamant)
Coup d’oeil sur quelques anciennes seigneuries, dans Souvenirs de la Flandre wallonne, 1861
Fonds Noircarme de la bibliothèque de Saint Omer (Violette de Noircarme)
Histoire généalogique de la maison de Montmorency (André du Chesne, 1674)
Epigraphie du Nord (abbé Leuridan) dans les mémoires de la Société d’études de la province de Cambrai, 1914