René Paulet
(sosa 14) entre à l’école de santé militaire de Lyon en 1912. Médecin auxiliaire pendant la guerre, il fait l’objet de plusieurs citations. Après une carrière militaire qui le conduit de l’Allemagne au Liban, il exerce à La Souterraine (Creuse). Il est officier de la légion d’honneur, croix de guerre, croix du combattant.
Deux des frères de René Paulet, Gaston et Marc meurent sous les drapeaux, Gaston après la bataille de Quennevières en 1915.
A l’école de santé militaire de Lyon
A 20 ans, le 7 octobre 1912, René Paulet s’engage pour 6 ans au titre de l’Ecole de santé militaire de Lyon. Il rejoint le 9ème régiment de dragons et est affecté au groupe de brancardiers comme médecin auxiliaire. Il y fait l’objet d’une citation le 4 août 1915 :
médecin auxiliaire dévoué et consciencieux sur le front depuis le début a d’abord appartenu à un groupe de brancardiers où il n’a cessé de mériter. Depuis 6 mois au régiment, il a assuré d’une façon parfaite et dans les conditions les plus difficiles sous le bombardement intense de l’ennemi les premiers soins aux blessés et leur évacuation rapide.
Il est versé au 418ème régiment d’infanterie le 12 mars 1916.
Nouvelles citations à l’ordre de la 306ème brigade, le le 30 avril 1917 :
Bien que très éprouvé par la mort d’un frère tué à l’ennemi, a marché sans souci du danger aux côtés de son médecin de bataillon qui accompagnait les vagues d’assaut et a fait preuve d’un réel courage.
puis le 6 avril 1918 :
Au cours d’un raid ennemi dans nos lignes son poste de secours étant presque entouré par des patrouilles allemandes n’a cessé d’assurer avec un grand courage et un sang froid remarquable les soins et l’évacuation des blessés de son bataillon. 1 citation à l’ordre de la brigade.
et aussi le 1er août 1918
Médecin aide major d’un grand sang-froid et d’un courage admirable ; au cours de l’attaque du 18 juillet a réussi à assurer la relève des blessés du bataillon au cours d’une progression ; malgré les feux des mitrailleuses et un barrage d’artillerie intense.
médecin aux armées
A la fin de la guerre, il est affecté à l’hôpital militaire de Wiesbaden et y est nommé médecin aide-major de 2ème classe le 23 octobre 1919. Retour à l’ecole de santé militaire de Lyon, il soutient sa thèse le 15 janvier 1921 à la Faculté de Lyon. Par décret du 28 janvier 1921, sa nomination de médecin aide-major prend rang au 31 décembre 1916, et il est promu médecin aide-major de 1ère classe au 31 décembre 1918.
Il est nommé chavalier de la légion d’honneur à compter du 16 juin 1920 (décret du 4 février 1921).
Après un stage au Val de Grâce, il débarque à Beyrouth le 7 octobre 1921 pour rejoindre l’armée du Levant, affecté au 22ème régiment de tirailleurs algériens.
En 1923, il revient en métropole affecté à la place de Bourges. Il démissionnera de l’armée active en juillet 1925 pour se retirer à Bussignet, commune d’Ambazac en Haute Vienne.

médecin à La Souterraine pendant la guerre de 1939-1945
Après son mariage en 1925, on le retrouve médecin à La Souterraine
. Il est aussi médecin de la SNCF et médecin de l’hospice de La Souterraine. Il est rappelé en septembre 1939, affecté à Guéret, puis le 14 février à Montluçon comme médecin-chef de la place. Il est renvoyé dans ses foyers le 17 juillet et démobilisé le 24 août. Il est promu médecin commandant par arrêté du 2 septembre 1940.
Pendant la guerre, il soigne clandestinement des résistants, ainsi que l’attesteront les autorités locales à l’occasion d’une enquête de gendarmerie pour son dossier d’avancement dans l’ordre de la légion d’honneur.

René Paulet est fait officier de la légion d’honneur le 5 janvier 1954.

Marc Paulet, mort sous les drapeaux
Marc PAULET est employé de commerce à Limoges. A 20 ans, il devance l’appel et s’engage pour 3 ans le 2 octobre 1911 à la mairie de Limoges.
Il est cavalier de 2ème classe au 10ème régiment de dragons puis nommé brigadier le 1er octobre 1912. Il décède le 7 mai 1913 à l’hôpital militaire de Montauban.
Gaston Paulet disparu à Quennevières
Gaston PAULET
est employé de commerce au Bon Marché à Paris. Il est appelé le 5 septembre 1914 et affecté au 42ème régiment d’infanterie. Nommé caporal le 29 mars 1915, il est déclaré disparu le 16 juin 1915 à Quennevières (Oise). Jugement déclaratif de décès rendu le 11 juin 1921 par le tribunal de Limoges.







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