L’histoire des ancêtres d’Adelaïde de Divion (sosa 277) recèle des épisodes étonnants.
Les Divion étaient les barons de Bayenghem les Eperlecques, en Artois. Le nom des Divion s’éteint en 1765 avec Balthazar, le frère d’Adelaïde, dernier Divion baron de Bayenghem.
Son père, le baron Jacques Charles de Divion connaît une destinée remarquable : il fréquente le collège des Quatre-Nations, fondé à Paris par Mazarin pour les fils de familles nobles des provinces nouvellement rattachées à la France. Il entame une carrière militaire qui le conduit comme prisonnier dans les Provinces-Unies. C’est là qu’il épouse Elisabeth Stuart, issue d’une famille de militaires écossais au service des Provinces-Unies, avant de revenir à Bayenghem.
Le grand-père de Jacques Charles, Charles François de Divion, avait épousé Isabelle Taets van Amerongen, issue d’une famille de la noblesse flamande. Histoire tragique : Isabelle fait assassiner son mari par son domestique, elle sera décapitée à Anvers en 1682.
Le père de Charles François avait lui épousé Ursule Amalberge de Montmorency, sa cousine. Les Divion étaient ainsi doublement alliés aux Montmorency Croisilles, issus des premiers Montmorency, les “premiers barons de France”. Dans cette illustre famille, on trouve par exemple Mathieu de Montmorency dit le grand connétable, qui avait combattu aux côtés de Philippe Auguste.
Les Divion étaient aussi liés aux Montmorency Fosseux, une autre branche de cette famille.
François de Divion avait été le premier Divion à s’être illustré, en 1581, comme défenseur de Tournai assiégé par les espagnols.
L’histoire garde aussi la trace de Jeanne de Divion, brûlée vive en 1331, convaincue d’avoir fabriqué de faux documents dans l’affaire de la succession d’Artois.





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