Les ancêtres de Jacqueline de Wailly (sosa 77357) : la famille des seigneurs de Monnecove, une seigneurie qui s’étendait sur les villages actuels de Bayenghem les Eperlecques, Nortleulinghem et Nordausques. Jacqueline de Wailly épouse Philippe de Bersacques, châtelain d’Eperlecques.

1 Jacqueline de WAILLY (sosa 77357)

blason de Bersacques

Jacqueline de WAILLY, est la fille de Guillaume de WAILLY et de Marie de SENLIS. Elle est décédée après 1505. Elle épouse Philippe de BERSACQUES, écuyer, châtelain du château d’Eperlecques, fils de Jacques de BERSACQUES, écuyer, châtelain du château d’Eperlecques, seigneur de Welle, et de Marie de SAINT-MARTIN.

Philippe de BERSACQUES et Jacqueline de WAILLY ont plusieurs enfants, dont :

  • Gautier de BERSACQUES (sosa 38678), écuyer, capitaine d’Eperlecques, époux de Catherine de DIFQUES (contrat de mariage en 1518)
  • Marguerite de BERSACQUES, épouse de Gilles ROELS (sosa 80834)
  • Adrienne de BERSACQUES, épouse de Nicaise PIERS (sosa 46146)

2 Willaume de WAILLY (sosa 154 714)

Willaume de WAILLY, né vers 1425, est le fils de Jean de WAILLY et de Jacqueline de MONNECOVE. Il épouse vers 1456 Marie de SENLIS, fille de Jean de SENLIS et de Jeanne de REBECQUES.

Willaume de WAILLY est seigneur de Wailly et de Monnecove.

3 Jean de WAILLY (sosa 309 428)

Jean de WAILLY est le fils de Willaume de WAILLY et d’Isabelle D’AVERHOULT. Il épouse Jacquemine de MONNECOVE, dame de Monnecove, fille de Philippe de MONNECOVE, seigneur de Monnecove.

4 Willaume de WAILLY (sosa 618 856)

Willaume de WAILLY est l’époux d’ Isabelle d’AVERHOUT, fille de Nicolle LE WALLE, chevalier, seigneur d’ Averhout, échevin des francs-alleux de Saint Omer.

Willaume de WAILLY est sire de Marconne, lieutenant du bailli puis bailli de Saint Bertin, lieutenant général de Saint Omer en 1362, châtelain d’Eperlecques et bailli de Saint Omer en 1364 et de 1317 à 1372, écuyer et capitaine du château d’Eperlecques en 1376.


Monnecove, aujourd’hui hameau de Bayenghem les Eperlecques, était au douzième siècle une seigneurie relevant de la châtellenie de Tournehem, faisant partie du comté de Guines. Henri de Laplane rapporte une légende relatée par Meyer et le Père Malbrancq.

Les normands, à leur retour de Sithieu où ils étaient venus directement de Nieuport après être débarqués à l’embouchure de l’Isser, suivirent l’ancien chemin d’Ardres qui allait s’embrancher entre Zouafques et Louches à la chaussée romaine de Térouanne à Sangatte et à Wissant. Ce fut sur ce chemin, à l’extrémité même du territoire d’Eperlecques, qu’ils égorgèrent le diacre Régenard, l’un des 4 moines qui étaient restés dans le monastère de Saint Bertin, après le départ de leurs frères.
Comme Régenard était encore fort jeune, les Normands, au lieu de le tuer sur le champ le mirent au rang des captifs malgré tous ses efforts pour obtenir immédiatement la palme du martyre; malgré sa résistance, ils l’emmenèrent evec eux, confondu avec un grand nombre d’autres prisonniers.
On était alors au premier juin de l’année 861; le soleil avait disparu; les ombres du soir, la multitude qui se pressait, et plus encore. L’état de consternation et d’accablement où il se trouvait naturellement avait jusque là empêché le jeune moine de bien remarquer le lieu où on le conduisait et où il était.
Il arriva ainsi sur la hauteur où se trouve aujourd’hui le hameau désigné sous le nom de Monnecove, juste à trois lieues au nord de Saint Omer; Régenard entend alors un de ses malheureux compagnons d’infortune s’écrier en s’adressant à lui:
“voilà que nous sortons du lieu où tu es né”.
A ces mots le jeune lévite lève les yeux et regarde autour de lui; il s’aperçoit qu’en effet, il est sur le sol qui l’a vu naître, sans hésiter il se prosterne à terre, s’y tient fortement attaché; en vain les barbares le frappent du bois de leur lance et le couvrent de coups pour le forcer à se relever; il proteste qu’il n’en fera rien et qu’il préfère mourir en ce lieu Jésus-Christ… Les pirates tournent alors contre lui le fer et le percent de mille coups jusqu’à ce que le jeune martyr rende son âme à Dieu.
A quelques temps de là, les habitants d’Eperlecques purent voir repasser sur le même chemin une multitude en délire; c’étaient les compagnons de Régenard que les Normands par une générosité qui ne leur était pas habituelle avaient rendu à la liberté.
Monnecove viendrait de Mun et Ove, lieu du moine.


sources

Les seigneuries de Monnecove et Welle (Michel Champagne)
Eperlecques (Henri de Laplane)
Mélanges généalogiques (Michel Champagne)